Couvre-feu à Bukavu , les analyses des certains habitants de la ville de Bukavu

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Couvre-feu à Bukavu , les analyses des certains habitants de la ville de Bukavu

Décrété par le président de la république depuis le 18 décembre 2020 ; le couvre feu, implique une suspension de la circulation entre 21h et 5h du matin sur l’ensemble du territoire national de la République Démocratique du Congo. Au carrefour feu rouge dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu, à l’est du pays, la mesure est tombée en désuétude, à près, de sa centième nuitée. Pour s’enquérir de l’ambiance qui y règne, la rédaction de labeur.info a gardé un œil ouvert, tard la nuit de ce jeudi 25 mars 2021, sur cette partie du boulevard Lumumba, au cœur de la ville de Bukavu.

Sur place, la ville semble vivante. Une parfaite complicité se vit entre policiers (censés faire respecter la mesure) et la population protagoniste. Alors qu’il est 23h, des vendeurs ambulants étalent leurs marchandises, des filles de joie inondent le trottoir et des véhicules circulent à vive allure. « Depuis mon enfance, c’est ça mon boulot. Je travaille la nuit et me repose pendant la journée », déclare un jeune vendeur des saucissons. Des taximen sont à pied d’œuvre. Tout client est libre d’aller à sa destination, surtout aux trafiquants de la commune d’Ibanda, pour eux, c’est un non événement.« Pour moi, le couvre-feu n’existe plus. Au début, on avait senti son impact. Actuellement, nous circulons librement 24 sur 24 », se targue un taximan.A des centaines de mètres de la place feu rouge, les piétons ne peuvent pas en dire autant.C’est notamment au monument de la paix, où quelques éléments de la police interpellent des piétons. Leur libération étant conditionnée au paiement du « café ».Une situation identique dans d’autres coins de la ville, selon des témoignages de certains habitants.

Au vu de cette situation, une problématique vaut la peine d’être évoquée. Quid de l’opportunité du couvre-feu ? Quid son application ? Quid des dérapages enregistrés durant les trois mois ? Quid de son issue ?Sans prétendre fournir des réponses adéquates à toutes ces préoccupations, une certaine opinion pense que la mesure expose plus les paisibles citoyens aux tracasseries politiciennes qu’elle ne les protège contre coronavirus.Pour rappel, c’est depuis le début de la deuxième quinzaine du mois de décembre que le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi avait décrété un couvre-feu sur l’ensemble du territoire national pour faire face à la deuxième vague de la maladie à coronavirus au pays. Julien Bahindwa / KING OSADO

Bukavu : Des caniveaux et artères principales transformés en dépotoirs

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