Élections FECOFA : Les révélations explosives de Jean-Claude Mukanya !

La rédaction

Dans un climat de tension extrême à l’approche du scrutin du 20 mai 2026, l’ancien capitaine des Léopards, Jean-Claude Mukanya, est monté au créneau lors d’une conférence de presse ce samedi. Entre dénonciations de fraudes électorales, inéligibilité de certains candidats de premier plan et appel à la suspension immédiate du processus, l’ancien international a livré un véritable réquisitoire contre la gestion actuelle du football congolais.

Avant d’aborder le vif du sujet, Jean-Claude Mukanya a tenu à rappeler sa légitimité. Formé à l’AC Matonge, passé par les sélections provinciales et l’équipe nationale dès 1988, il a mené une carrière exemplaire en Europe (Belgique, Hollande) avant de se former au management sportif et d’obtenir ses diplômes d’entraîneur UEFA. C’est fort de cette expertise de terrain qu’il s’oppose aujourd’hui à ce qu’il qualifie de « mascarade ».

Le document central de la conférence de presse dresse un portrait au vitriol de Véron Mosengo-Omba, actuel Secrétaire Général de la CAF. Le texte l’accuse d’avoir orchestré une mise sous tutelle de la FECOFA via le Comité de Normalisation (CONOR) dans le seul but de préparer son accession à la présidence.

Plusieurs points critiques sont soulevés :

* Inéligibilité statutaire : Selon l’article 37 des statuts de la FECOFA, un candidat doit avoir dirigé un club, une ligue ou une entité sportive en RDC. Or, Mosengo-Omba n’aurait exercé aucune de ces fonctions sur le sol national.

* Soupçons de malversations : Le document évoque des enquêtes en Suisse pour blanchiment d’argent et des mouvements de fonds suspects, qualifiés de « corruption » déguisée en bonus.

* Nationalité : Sa naturalisation suisse est également pointée du doigt comme un frein à sa candidature à la tête de l’instance faîtière congolaise.


Le colistier de Mosengo-Omba, Amadou Diaby, n’est pas épargné. Le rapport indique qu’il ne remplirait pas le critère des trois ans de direction sportive requis, n’ayant passé que 16 mois à la tête de l’AS V. Club (décembre 2023 à avril 2025). De plus, sa nationalité guinéenne et ses démêlés judiciaires passés en Guinée entacheraient sa « moralité » pour diriger la FECOFA.

L’élément le plus grave dénoncé par Mukanya et ses soutiens est la « forfaiture » de la Commission Électorale. Cette dernière est accusée d’avoir modifié les règles de jeu en pleine compétition pour favoriser la mouture Mosengo-Omba.

« On ne peut pas, avec 120 millions de population en RDC, ne retenir que la candidature de quelqu’un qui vient d’ailleurs… Nous ne voulons pas de l’injustice. » Jean-Claude Mukanya

Face à ce qu’il qualifie de « fraude et favoritisme avérés », Jean-Claude Mukanya demande:

1. Au Ministre des Sports : La suspension immédiate du processus électoral pour éviter une division nationale alors que les Léopards sont en pleine phase de qualification.

2. À la FIFA et à la CAF : L’ouverture d’une enquête sérieuse sur le processus électoral en RDC afin d’établir les responsabilités avant de reprogrammer toute élection.


Pour Mukanya, le football congolais est « à l’agonie » et mérite des hommes de terrain rigoureux plutôt que des « prédateurs financiers ». « Faute de quoi, nous risquons d’avoir à la tête de notre instance un président tricheur, fraudeur et magouilleur », conclut-il avec gravité.

JEJE KUABI

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