La Commission socioculturelle du Sénat a auditionné, cette semaine, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, autour de plusieurs dossiers jugés préoccupants pour l’avenir du sport congolais.
Au cœur des échanges figuraient notamment la léthargie persistante de la Ligue nationale de football (Linafoot), les préparatifs des prochaines échéances internationales ainsi que les accords de partenariat conclus entre la République démocratique du Congo et les clubs européens FC Barcelona et AS Monaco FC.
Face aux sénateurs, le ministre a été amené à s’expliquer sur le fonctionnement du football national, dans un contexte marqué par des critiques récurrentes sur le manque d’organisation et de visibilité du championnat congolais. Plusieurs élus ont dénoncé une gestion jugée floue de la Linafoot, estimant que les réformes annoncées tardent à produire des résultats concrets.

Les préoccupations des parlementaires ont également porté sur les préparatifs des compétitions internationales, notamment les ambitions de qualification de la RDC aux prochaines échéances mondiales. Certains sénateurs ont exprimé leurs inquiétudes quant au niveau de préparation des structures sportives et à l’encadrement des athlètes.

Les partenariats récemment signés avec FC Barcelona et AS Monaco FC ont aussi suscité un vif débat au sein de la commission. Des élus ont réclamé davantage de transparence sur les retombées réelles de ces accords pour le football congolais, particulièrement en matière de formation des jeunes talents, de transfert de compétences et de développement des infrastructures sportives.


Pour plusieurs observateurs, cette audition illustre l’inquiétude croissante des institutions face à la situation du sport national. Entre dysfonctionnements administratifs, difficultés organisationnelles et attentes élevées de la population, le gouvernement est désormais appelé à apporter des réponses concrètes afin de relancer le football congolais et restaurer la confiance des acteurs du secteur.
Jérémie YANKOLE